Publié le 28/05/2022

Sessions de dialogues communautaires sur l’accès aux services VIH

ENDA Santé a organisé en collaboration avec FHI 360 des ateliers de dialogues croisés sur la stigmatisation, les violences basées sur le genre et l’amélioration de l’environnement de la lutte contre le VIH/Sida. Les sessions de dialogues se sont déroulées simultanément à Dakar, Mbour et Saint-Louis.

Elles ont impliqué des acteurs issus de différents secteurs d’activités ((juristes, journalistes, religieux, force de sécurité, communicateurs traditionnels et acteurs de la riposte au VIH).

Ces actions rentrent dans le cadre du projet EpiC, financé par l’USAID à travers le programme PEPFAR et mis en œuvre à Dakar, Kaolack, Kolda, Saint-Louis, Thiès, et Ziguinchor. Son objectif est de renforcer l’environnement juridique et politique afin d’accroître l’accès à la prévention, au traitement et aux soins et de réduire l’impact du VIH sur les populations vulnérables.

Au Sénégal, l’épidémie du VIH est de type concentré. La prévalence du VIH est basse dans la population générale (0,5%) et élevée dans les groupes vulnérables au VIH. Du fait de la stigmatisation et de la discrimination ces groupes vulnérables n’accèdent pas aux services de prévention et de traitement. Une situation qui ne favorise pas l’atteinte des trois 95.

ENDA Santé, chargée de mettre en œuvre des activités d’appui sur les thématiques des violences basées sur le genre et des droits humains dans le cadre du projet EPIC a instauré des dialogues critiques avec les acteurs communautaires de différents secteurs sur l’environnement favorable à l’accès aux services VIH dans les zones de mise en œuvre.

L’objectif visé à travers ces sessions de dialogues est de contribuer à l’instauration d’un dialogue collaboratif pérenne par des acteurs communautaires pour un environnement favorable à l’accès et l’utilisation de service de dépistage, de prévention et de prise en charge au VIH pour les groupes vulnérables et à l’atteinte des trois 95.

Des Plans d’actions élaborés

Les juristes, les forces de défenses et de sécurité, les professionnels des médias ainsi que les religieux ont chacun de leur côté un rôle particulier à jouer dans la riposte au VIH. A travers une réflexion profonde, ces acteurs ont identifié des freins liés à l’accès aux services de soins VIH surtout chez les groupes les plus exposés au VIH. Ils ont en outre proposé des solutions et élaborer ensemble des plans d’action. 

 Les échanges m’ont permis de mieux appréhender certaines dispositions de la loi vues par les acteurs de la riposte comme étant des freins à la riposte au VIH. Cette prise de conscience me permet d’avoir un regard et une attitude différente sur la problématique du VIH 

                         Adjudant Chérif Diallo Commissariat de Guédiawaye

A cause du manque de ressources, les activités de masse, telle que les mobilisations sociales, les campagnes de masse se font rares depuis plusieurs années. La riposte est maintenant orientée vers les cibles les plus exposées. Ces activités dites inclusives permet de mobiliser et d’engager tous ces acteurs autour des nouveaux défis de la réponse au VIH.

Le projet EpiC vient renforcer et élargir le champ d’action de ENDA Santé sur la thématique du VIH et contribuer aux efforts nationaux de lutte contre le VIH.

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