Publié le 29/01/2024

Réunion du Comité de pilotage international de démarrage du projet CARES II.

Alors que débute au Sénégal et en Guinée Bissau, la phase 2 du projet CARES, les autorités sanitaires en l’occurrence, le directeur de la santé de Ziguinchor, les partenaires techniques, financiers, opérationnels et l’équipe de ENDA Santé se réunissent pour présenter les grandes lignes de la seconde phase du projet sur la période 2024-2027. Cette réunion du Comité de pilotage international se tient annuellement et constitue l’organe stratégique et d’orientation du programme.

Casamance Research Program on HIV-Resistance and sexuel health (CARES) est un projet mis en œuvre par ENDA Santé au Sénégal et en Guinée Bissau à travers le renforcement des capacités des systèmes de santé, à travers la prise en charge cliniques et communautaires des problèmes liés au VIH, au virus de l’hépatite B (VHB), et le papillomavirus (HPV).

Lors de cette réunion, il a été partagé les résultats de l’évaluation externe de la première phase de CARES. Il est ressorti de cette étude la « pertinence » du projet et les effets positifs des interventions en termes de renforcement du système de santé.

Une expertise et des pratiques des postes de santé relevant de la qualité du diagnostic et du traitement des patients et une capacité à mener des recherches de qualité ont été notées. L’étude a mis en exergue une approche multi-acteurs notée dans les deux pays d’intervention travaillant sur des objectifs communs.  Ainsi que l’intégration d’une triptyque (recherche, renforcement de capacités  et intervention) qui confère au projet un caractère innovant et inédit.

Youssouf Tine, Directeur de la santé de la région de Ziguinchor, a salué les performances du projet notamment dans son aspect renforcement du système de santé qui s’aligne sur les orientations de l’État du Sénégal à travers le Plan de développement sanitaire et sociale en termes de lutte contre les maladies et de promotion du bien-être à tous les âges.

Il s’agit d’un projet communautaire, qui a impliqué ENDA Santé, différents médecins, infectiologues et gynécologues, des universitaires du Sénégal, des laboratoires de recherche et du centre hospitalier de Luxembourg. Ensemble, ils ont dégagé des projets à faire en commun qui respectent les besoins des populations. Un nombre de partenaires assez impressionnant, en consortium pour accompagner ce projet sur Ziguinchor, Bignona et sur Bissau et maintenant à Oussouye dans la phase 2.

Henri Goedertz, San Access

Près de 6000 femmes dépistées au cancer du col et 20 000 personnes sensibilisées et dépistées à l’hépatite B

Au niveau de Ziguinchor, au moins 6 000 femmes ont pu être dépistées. Et celles chez qui des suspicions ont été détectées ont pu être traitées sur place à Ziguinchor. Pour l’hépatite B, il y a eu des séances de sensibilisation et de dépistage. Et plus de 20 000 personnes ont été dépistées et sensibilisées. Tout comme pour le VIH/sida plusieurs malades enrôlés ont pu continuer à suivre le traitement et mesurer la charge virale, avec la mise en place d’un laboratoire pour accompagner la région médicale dans la riposte au VIH.

Les innovation de CARES 2

La phase 2 de CARES II va renforcer les acquis et relever les défis identifiés au cours des 5 prochaines années de sa mise en œuvre. Des innovations majeures ont été apportées et validées par le comité de pilotage.

Il s’agira pour le Sénégal de renforcer :

  • la collaboration entre les facultés de santé de l’université de Luxembourg et l’université Assane Seck de Ziguinchor pour des échanges d’étudiants en année de spécialisation et praticiens ;
  • l’élargissement des zones d’intervention : Mise en place d’un projet d’élimination de l’hépatite B dans le district sanitaire de Oussouye (c’est une première en Afrique).
  • la réhabilitation de structures sanitaires dans la région de Ziguinchor pour le renforcement du système de santé
  • la mise en place d’une unité de référence de cytologie à vocation sous régionale à l’hôpital de la paix de Ziguinchor (équipement de haut niveau et accompagnement)
  • la formation d’une cytotechnicienne au Luxembourg
  • le renforcement de capacités locales et l’échanges de bonnes pratiques Nord-Sud
  • le renforcement du partenariat multi-acteurs. 

Pour la Guinée Bissau, notons :

  • la mise en place d’un programme de prévention et prise en charge de l’hépatite chronique B en Guinée-Bissau (recherche, réalisation de charges virales, fibroscan et traitement pour le cas éligible) ;
  • l’élargissement du programme dans les zones insulaires défavorisées en infrastructures sanitaires et de ressources humaines de qualité (île Bubaque / Bijagos) ;
  • le renforcement du partenariat multi-acteurs (Nouveau site : Hôpital militaire, Association Céu e Terra)  
  • la possibilité de transfert des patientes en stade de cancer du col de l’utérus pour traitement au Luxembourg (Centre Hospitalier du Luxembourg) ;
  • l’appui pour le fonctionnement de la mammographie à Bissau.
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