Publié le 31/05/2022

De Dakar à Praia : Plaidoyer pour réinventer la réponse au VIH

J1 Praia : La réunion régionale sur la revitalisation de la réponse au VIH/Sida en Afrique de l’Ouest et du Centre se tient actuellement à Praia, au Cap-Vert. L’évènement se déroule du 30 mai au 1er juin 2022. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre du Cap-Vert en présence de la Première Dame.

L’Institut de la Société Civile pour la Santé en Afrique de l’Ouest et du Centre organise ce cadre d’échanges qui réunit les partenaires techniques et financiers, les décideurs, les bénéficiaires des programmes et les acteurs de la société civile pour une revitalisation de la réponse au VIH dans un contexte changeant.

L’élimination des barrières et autres contraintes pour un accès équitable aux services de santé et une meilleure prise en charge des populations vulnérables au VIH est une préoccupation en Afrique de l’Ouest et du Centre. L’Institut de la Société Civile pour la Santé en Afrique de l’Ouest et du Centre, ONUSIDA, le Fonds Mondial, les décideurs et acteurs de la Société civile comptent chacun en ce qui le concerne œuvrer pour la matérialisation de cet objectif.

C’est dans ce sens que cette réunion : Dakar à Praia : Revitaliser la réponse au VIH dans un contexte régional changeant a été organisée à la suite du sommet de Dakar sur le VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre et dont l’issu faisait appel à l’action.

Nous devons renforcer la gouvernance, vaincre les inégalités, combattre le Stigma et toutes les formes de violences pour le respect de la dignité humaine. 

Dr José Ulisses Correia e Silva, Premier ministre du Cap-Vert  

Venu présidé la réunion régionale, le premier ministre du Cap Vert, a souligné les efforts faits par le Cap-Vert dans l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.

M. Daouda Diouf, Directeur exécutif de l’Institut de la Société Civile a invité les pays membres de l’Institut à s’inspirer du modèle de réussite du Cap Vert.

Ce n’est pas acceptable que dans la région ouest-africaine, des femmes continuent de transmettre le VIH à leurs enfants d’autant plus que les traitements existent pour l’empêcher. Pour l’heure, il y a lieu de co-créer des stratégies qui permettent de prendre en compte toutes les couches de la population en particulier celles vulnérables. 

Daouda Diouf, Directeur exécutif de l’Institut de la société civile pour le VIH et la santé en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Un appel entendu : ONUSIDA, le Fonds Mondial, le Grand-Duché du Luxembourg et Expertise France, les partenaires techniques et financiers ont réitéré leur engagement à soutenir et à accompagner l’Institut de la Société Civile dans son action de tous les jours.

Le gouvernement du Luxembourg consacre 15% de l’aide publique au développement de la santé mondiale. 

Thomas Barbancey, chargé d’affaires à l’Ambassade du Grand-Duché du Luxembourg

Par ailleurs, la question de la rémunération équitable des acteurs de la Société civile dans la région préoccupe le Directeur exécutif de l’Institut. M. Daouda Diouf. Certains d’entre eux perçoivent 15000 Fcfa le mois, relève M. Diouf qui plaide ainsi pour un traitement plus équitable de ces acteurs qui travaillent au quotidien pour la riposte au VIH.

La réunion régionale a réuni plus de 200 experts et acteurs venus de divers horizons. Au cours des différentes sessions, les discussions vont porter sur : Le VIH pédiatrique, les financements des systèmes de santé, l’accès au traitement pour les populations vulnérables.

 La finalité étant d’adapter la réponse au VIH aux populations vulnérables aux réalités africaines et renforcer la mobilisation des bailleurs de fonds autour de ces problématiques.

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