Publié le 28/11/2023

16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre

La violence à l’égard des femmes et des filles reste la violation des droits humains la plus répandue dans le monde. Selon l’OMS, plus d’un quart des femmes âgées de 15 à 49 ans qui ont eu des relations de couple ont subi des violences physiques ou sexuelles de la part de leur partenaire au moins une fois dans leur vie (à partir de l’âge de 15 ans). Les estimations relatives à l’incidence de la violence tout au long de la vie au sein du couple vont  de 33 % dans la région africaine de l’OMS.

Au Sénégal, 27% des femmes de 15-49 ans ont subi des violences physiques depuis l’âge de 15 ans. Dans 55 % des cas, le mari ou le partenaire est l’auteur de ces actes. La même source précise en outre que, la VBG  reste la moins visible. 68% des femmes de 15-49 ans victimes de violences n’en ont jamais parlé avec quelqu’un, ni cherché d’aide.

Cette violence basée sur le genre est accentuée par le comportement dominant des hommes, les pratiques culturelles néfastes (excision, mariage d’enfant, les grossesses précoces etc… sa prévalence est encore accrue par le faible pouvoir économique des femmes, la pauvreté, l’analphabétisme.

Cette violence à l’égard des femmes et des filles est source, à court et à long terme, de graves problèmes de santé physique, sexuelle, mentale et accroît leur vulnérabilité aux maladies telles que le VIH. Elle  engendre des coûts économiques élevés et a des conséquences graves sur la société.

TOUS UNiS ! Investir pour prévenir la violence à l’égard des femmes et des filles !

Les16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre » est une campagne annuelle qui commence le 25 novembre, la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et se poursuit jusqu’à la Journée internationale des droits de l’homme, le 10 décembre.

Elle dirigée par la société civile, la campagne « Tous UNiS pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes d’ici à 2030 » et soutenue par les Nations Unies. Elle offre aux acteurs de la lutte  une stratégie de mobilisation appelant à la prévention et à l’élimination des VBG.

Cette année, le thème retenu est : « TOUS UNiS! Investir pour prévenir la violence à l’égard des femmes et des filles ! ». Un plaidoyer qui appelle les gouvernants, les acteurs des organisations de la société civile, les mouvements de femmes, les hommes à se mobiliser et à agir pour mettre fin à cette violence à l’encontre des femmes et des filles.

L’action de ENDA Santé contre les VBG

La violence à l’égard des femmes peut être prévenue. Les organisations de la société civile ont un rôle important à jouer à cet égard et peuvent mener des actions pour aider et accompagner les victimes de VBG. ENDA Santé dont la mission principale est d’accompagner et de soutenir les personnes vulnérables a mis en place un Centre régional de prise en charge des violences basées sur le genre. Les actions consistent à  identifier, accueillir, prévenir  sensibiliser et à offrir des soins de santé intégrés aux femmes soumises à la violence et à les orienter vers les autres services d’appui dont elles pourraient avoir besoin.

Outre ce Centre régional de prise en charge des VBG basé dans le Sud du pays (Ziguinchor), des projets et  programmes tels que SANSAS, FEVE IMPULSE, WER WERLE mènent  également des interventions. ENDA Santé, en collaboration avec des partenaires :

  • Renforce la capacité des femmes et des filles dans la connaissance de leurs droits en santé ;
  • Améliore l’accès aux soins de santé grâce à sa stratégie mobile ;
  • Travaille à rendre les femmes autonomes financièrement à travers la mise en place d’activité génératrice de revenu.

Durant la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, au-delà des actions de routine, ENDA Santé en partenariat avec les acteurs de le lutte s’ est mobilisée à travers des activités sociales de masse, des causeries avec les acteurs communautaires (clubs de jeunes filles Bajenu Gox, leaders coutumiers, religieux), des émissions radios, des journées d’offres de services de soins intégrés. Une occasion pour accroître la sensibilisation, le plaidoyer auprès des décideurs, de la communauté mais aussi pour partager notre expérience dans la lutte contre les VBG avec les différents acteurs qui interviennent dans la riposte contre les VBG.

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