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Violences sexuelles et Mutilations génitales au Sénégal (ViMoS) Phase II

Zones d'intervention

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Contexte

Les violences sexuelles ont des conséquences sur la santé physique et psychique des victimes: dépression, faible estime de soi, stress, IST, etc. La gravité de ces conséquences sur la vie et la santé à long terme des victimes commencent à peine à être reconnues comme problème majeur de santé publique.

Malgré d'énormes avancées, il subsiste des freins parmi lesquels on peut citer:

- Offre de soins insuffisante
- Absence de spécialisation pour l’assistance médicale des victimes
- Accessibilité difficile à une prise en charge satisfaisante
- Faible application de la loi causée par le silence et le poids social
- La non prise en compte des pays limitrophes dans la lutte contre les violences sexuelles.

Ainsi, fort de ce besoin de prise en charge de qualité adaptée et intégrée, la phase II du projet ViMoS va mettre sur pied un centre offrant le maximum de services dans un même site et l'élargissement des interventions en Gambie et en Guinée Bissau.

 

Objectif général

Promotion d’un environnement favorable pour l’amélioration de la santé et du bien-être des jeunes victimes de violences notamment sexuelles en Casamance (Sénégal) et dans les pays voisins (Gambie, Guinée Bissau).

Objectifs spécifiques

  • Prévenir les violences sexuelles en Casamance et dans les pays voisins
  • Renforcer l’expertise sur les violences sexuelles en Casamance
  • Améliorer l’accueil, la protection et la prise en charge des jeunes victimes des violences, notamment sexuelles, à travers un centre sous régional

Secteur d'activité

Statut du projet

Période de mise en oeuvre

septembre, 2018 - septembre, 2021

Partenaires opérationnels

- Stop Aids Now/Action de Coopération pour l’Environnement et la Santé (SAN/ACCES)
- MAEE Luxembourg

Partenaires stratégiques

Population bénéficiaire

  • Femmes
  • Hommes

Résultats

- 374 personnes interviewées durant l’analyse situationnelle
- 708 causeries de sensibilisations effectuées par les 23 pairs éducateurs dans les zones de Vélingara, Diaobé, Kolda, Sédhiou, Bounkiling, Bignona, Ziguinchor, Oussouye ont permis de toucher 17 523 jeunes et adolescents âgés de 10 à 24 ans. Les jeunes filles et adolescentes se distinguent par leur forte présence soit 58 % des personnes touchées. La tranche d’âge 15-19 ans est la plus présente lors des activités avec 46 % des personnes touchées.
- Diffusion de 36 émissions soit 12 pour chaque région
- 12 plaidoyers dans les trois régions avec des leaders communautaires, religieux, forces de l’ordre, responsables du secteur éducatif
- Confection de 29 cartes-conseils, 268 dépliants et 100 affiches sur les grossesses précoces, le viol, les mutilations génitales féminines et la pédophilie
- Renforcement de capacités de 26 acteurs
- Appui en intrants et équipement de 10 structures de prise charge médicale, psychosociale et juridique et achat de matériel de bureaux, électroniques et consommables à l’UTA de Ziguinchor
- 77 victimes ont bénéficié d’appuis divers que ce soit en achat d’ordonnances, de frais de bilans et d’analyses, de frais d’accouchement, de transport, d’un appui psychosocial de premier niveau avec les assistants sociaux des structures de santé et référées au besoin au niveau du centre psychiatrique
- 12 réunions de coordination ont été tenues avec les acteurs de lutte contre les violences sexuelles et MGF
- 23 jeunes âgés entre 16 et 24 ans ont été retenus dans les 08 localités en tant que pairs éducateurs
- 03 sessions de formation sur le genre, leadership et droits humains
- 02 rencontres de partage d’expérience pour les pairs éducateurs
- Organisation de 06 fora pour le renforcement de compétences des jeunes